Avant/Après le Chat Noir – première présentation publique du projet

26 mars 2015, 16h21

Etre auteur et communiquer autour de son film. Pas facile. Je suis tellement à l’aise dans ma caverne.

Un soir, un ami sur Facebook m’a proposé de venir présenter le projet « La Lucarne des rêves » au Chat Noir, le « Bistrot des Arts » à Nantes.  Généralement, des musiciens y jouent en live, ce qui nous donne cette ambiance :

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Et lundi, ce lundi, à 19h30, je serais là pour parler du film, du pourquoi et du comment de la campagne Touscoprod. Pour aller plus loin, je le suis décidée à montrer quelques rushs, pour présenter les enjeux de Bernard et Lionel dans le film.

Peut-être je serais seule, à parler devant des gens trop alcoolisés pour être à l’écoute. Autre scénario. Personne n’est là, Il y a une autre manifestation pas loin, je suis radicalement seule et je bois pour oublier.  Autre scénario, les personnes présentes ont les yeux qui brillent alors je sens le feu à l’intérieur.  Nous sommes tous transportés dans une sorte de transe sans nous en rendre compte.

Nous verrons bien.

Ces dernières nuits, je les ai passés devant mes rushs, à faire des choix. Que montrer dans le contexte d’une présentation d’un travail en cours ? Jusqu’ici, je n’ai eu aucune envie de dévoiler des rushs avant le montage, pour préserver la surprise. Mais pour établir la confiance, je comprends bien la nécessité de livrer de la matière, mais jusqu’à où ? Et puis, que signifient pour des personnes extérieures des bouts de films non montés, avec un montage son minimal ? Peut-être est-ce comme sortir une phrase de son contexte pour en faire un exemple. Peut-être est-ce aussi une façon de partager facilement autour de ce film et de susciter des nouvelles rencontres sympathiques.

A vrai dire, j’ai le trac, prise entre le besoin d’être entourée et la peur des incompréhensions.

Nous verrons bien.

Il reste encore trois quatre jours avant le « grand show » !

 Quelques jours plus tard

Dix minutes avant de commencer, le vidéo-projecteur ne fonctionne plus. Heureusement, quelques personnes sont déjà là et prennent le relais. Je vais fumer une cigarette, en me disant que les machines ressentent le trac.

A mon retour, le soulagement. Tout est revenu dans l’ordre et des inconnus m’attendent. Le public est bien au rendez-vous, c’est parti… La patronne éteint les lumières, sauf une disposée en douche sur la scène. J’ai l’impression d’être dans un one-(wo)man show. Je me lance.

Ce soir là, je montre quelques rushs, 16 minutes d’ images avec Bernard et Lionel. C’est une première.  Je me raccroche aux sourires et aux yeux pétillants des premiers spectateurs pour ne pas tomber raide. Parfois des éclats de rires devant les images me font tressaillir. Ouf! Tout le monde rit là où je trouve cela drôle. Je ne suis plus seule.

A la fin, des personnes viennent me voir. Une jeune femme me dit : « je m’intéresse pas du tout à la base à ces histoires de musique… avec des machines… mais là, merci, tout ce que j’ai envie, c’est d’en découvrir davantage ! « Un autre groupe veut organiser un concert de soutien pour le film. Soyons fous ! Je suis comblée d’attentions. Ces  personnes, par leurs retours, me donnent une vraie force pour continuer.